mercredi 4 avril 2007

LA FIN

Photo : Zouzou

Il y a eu un début, il y aura une fin. Tant qu'à faire, autant la placer là, au milieu.

La nuit c'est comme ça : un peu à l'envers. Lorsqu'on y travaille, on se réveille vers 16-17h pour démarrer à 23h. Au mieux à 7h, au pire à 9h, la musique s'arrête enfin, la boite se vide de ses derniers inconditionnels, il faut ranger, se dépêcher, les jambes lourdes, les oreilles qui bourdonnent, le poids de la nuit qui tombe tout à coup. Il y a toujours un petit moment de sas, où on se pose sur les canapés, et où on contemple d'un regard las les restes des agapes de la soirée. Sous la lumière du ménage, c'est jamais trés reluisant, trés glamour et en même temps, ça en dit toujours long sur ce qui s'est passé là. Comme les restes d'une bataille.

Vite, récupérer ses affaires, affronter dehors, la cohue qui redémarre, la lumière, les yeux qui piquent et gagner son lit. On se ferme aux va-et-vient du jour, claquemurée et calfeutrée pour tenir loin les bruits et on traverse vite fait cette journée qu'on n'a pas envie de voir. Rejoindre la nuit, où les bords sont moins bruts, moins définis, où loin des regards, presque tout est permis...