lundi 22 janvier 2007

BACKSTAGE

Photo : Fripouille

Backstage, c'est là où le commun des mortels n'a pas droit d'aller. Obligatoirement, il se doit d'y avoir un endroit interdit dans toute boite de nuit. Sinon, où naitraient les mythes ?

On les imagine toujours glamour et décadentes, hâvre de paix des DJs et performers éreintés. La réalité est toujours plus pragmatique, tendance glauque, voire crade et c'est ce qui fait leur charme, semble-t'il.

Au Pulp, les backstages ont variés en surface et en physionomie au fur et à mesure des années. En 1996, le backstage faisait partie intégrante de la boite de nuit, recoin trés sombre bien pratique lorsqu'on voulait tester les talents cachés d'une nouvelle dulcinée, trés vite avant que Laurence ne vous vire manu militari, sécurité oblige. Vint l'adjonction d'une porte coupe-feu qui sépara définitivement la piste de danse du Dj et sa bande.
Dans cette arrière-salle, point de paillettes, à part celles que Juliette sème lors de ses nombreux passages (et dont on suit la trace jusqu'à son propre lit). Deux coffres-forts qui n'ont de forts que le nom, une machine à glaçons perpétuellement à deux doigts de claquer, 2 poubelles vertes, les chasses d'eau, quelques tables avachies, des ustensiles de bricolage et pendant un temps, une machine à jambon, qu'Axelle rendit célèbre. Suivant les impératifs des lives, Céleste range un peu et installe 3/4 poufs et une petite table pour donner un semblant d'intimité.

L'ensemble Pulp/scorp était jadis un cinéma. Du backstage part donc un passage secret pour descendre à la boite d'en dessous : le Scorp' /Vynil. En route on avait accés à l'ancienne clim bourrée d'amiante avant qu'elle soit condamnée, l'atelier, les loges du scorp'...Il y a aussi une sortie de secours qui donne dans la cage d'escaliers de l'immeuble du dessus et c'est la voie d'accés à la réserve d'alcool. Autant de possibilité de faire des conneries, de s'isoler si besoin, de faire des rencontres inopinées (avec les boss, les mecs de la sécu qui font leur ronde, des inconnus, Bernard Ménez), ou de s'éclipser...