dimanche 21 juin 2009

playlist

Parcours obligé pour certains DJ et certains magazines. Sorte de liste illisible ou incompréhensible pour le néophyte ou ceux, qui, comme moi, n'ont jamais pu retenir le nom du mec à l'origine de cet ensemble de choses appelés : sons, rythmes, morceau, beats, sonorités, effets, instruments, arrangements, production, enregistrements, remix, bootlegs...etc etc. Aucune envie ne m'a tenaillée, jamais, de retenir ne serait-ce qu'un nom. Pourquoi faire ? Il y a des gens dont c'est le métier, mais avant tout la passion de se souvenir, chercher, prospecter, découvrir, fouiner, collectionner, amalgamer, enrober, remixer justement, ré-arranger encore des sons, des morceaux, des vynils, des CDs, voire des K7, des bandes, des MP3, des minicassettes, des minidisks, des bouts de bits 01 sur des cartes mémoires, des zips, des disquettes...etc etc ET nous les offrir, comme ça, gratuitement ou presque, sur un plateau d'argent, pour notre plus grand bonheur.

Je préfère danser aux sons du DJ. Il y en a qui ont toujours kiffé ça :

De : ivan smagghe
Thu, 19 May 2005 19:48:09 +0200

Objet : the only one

en prélude
a good dj is simply a dj with his own ideas.
call me paranoid but
you will not find my chart anywhere else.
just know that i don't plug my own productions (unless remixed by others).
there is no order to this selection and please don't forward it.


markus lange-strange smile (kaos remix)-dirty dancing
kosuke anamizu-yoja (metaboman rx)-mule electronic
tocotronic-unknown title (superpitcher mix)-kompop
laidback-people (radioslave edit)-unknown
blackstrobe-nazi trance fuck off (james holden rx)-bs
sterac-alienated-ion
international pony superstars-our house (ada remix)-skint
martinez-stratocaster-orbit
hansen & dj daniel-wreck (acid mix)-tic tac toe
aquanauts-the titanic ep-ur
hunteman-50-confused


Le Pulp aurait eu 12 ans il y a quelques jours.

dimanche 5 avril 2009

Vieille mythe

Les mythes se construisent certainement comme ça : des faits, des témoins, des comptes-rendus, des histoires, des on-dits, et de fil en aiguille, on en arrive à avoir autant de Pulp qu'il y a de personnes jurant y avoir été un soir.
Dans ce reportage, on peut ainsi apprendre qu'on jouait à la belote au bar, que la boite n'était ouverte que le vendredi et le samedi, que les lesbiennes sont des camionneuses et jamais à la pointe de la tendance, que certains Dj étaient résidents quand ils n'y ont joué que de trés rares fois, que la héros des lesbiennes est Jackie Quartz et ...

http://numaplays.blogspot.com/2009/03/le-pulp-est-mort-vive-le-pulp.html

vendredi 21 décembre 2007

Scratch Massive - Naked @ Pulp


Music : Girls on Top by Scratch Massive
Video: Julien@moreluv.net

jeudi 11 octobre 2007

Muré

je n'ai pas de photos mais ça ressemble à ça.



T'hallucines!
Un soir d'octobre 2007.
Il pleut.
Tu passes devant le 25 boulevard Poissonnière: Muré de chez Muré!
Pas un seul trou, pas un seul interstice.
Tu le sais: Le PULP n'existe plus.
Mais là, tu le vois.
Et tu le sens dans ton body.
La nostalgie t'assome.
T'avales ta salive.
Et t'as les boules.

mercredi 10 octobre 2007

Pulp au ciel.

Alléééé plus hooooooooooooooo!!!!!
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vendredi 21 septembre 2007

HEY MISTER DJ !



Mixer pour des lesbiennes est ce qu'il y a de plus dur, demandez à tous les djs que vous connaissez, ils vous diront tous la même chose. Mixer à une barmitzwa, un mariage, les 20 ans de votre copine ? Easy ! Pour des lesbiennes énervées un samedi ou pire un vendredi soir ? Aïe aïe aïe, Fany qui en a fait les frais pas plus tard que le w.e dernier pourra vous le confirmer, il n'y a rien de plus délicat.

Yvan a toujours su, lui.

Je l'ai recruté au tout début. Ca devait être en décembre 1997. Il faut dire que Michèle et moi galérions pour trouver quelqu'un capable de faire bouger les 300 lesbiennes des vendredis et samedis. Yvan mixait depuis un moment déjà dans la boite d'en dessous, le Scorp'. Il a monté les escaliers, et hop!
Pendant les presque 10 ans qui ont suivis cette nuit là, il a joué tous les samedis et plusieurs vendredis. Au tarif syndical, il enchainait tubes après tubes qu'il enregistrait souvent sur MTV. Les clientes adoraient, il n'y avait rien à faire. Si par malheur il devait s'absenter, le remplaçant était condamné à ramer toute la nuit, ce qui faisait 7 heures de mix non-stop à s'entendre dire "T'as pas Madonna ?", "Tu vas mixer comme ça toute la nuit ? ", "Et le zouk, c'est à quelle heure le zouk ?"...
De fil en aiguille, d'année en année, il a bien tenté de partir voir ailleurs si c'était mieux. Mais il est revenu. Il était chez lui. Il avait une totale liberté d'action et les soirées se déroulaient presque d'une façon automatique. Il est évident que certains mixs furent anthologiques et d'autres franchement insupportables. Il était "dedans" ou il buvait tranquillement avec ses potes dans la cabine en attendant que ça se passe. Normal.

Je me souviens d'une fois où je lui ai hurlé "Yvan, arrête la musique !". C'était "Règlements de comptes à OK Corral" sur la piste. Un grand vide s'était crée malgré les centaines de meufs et quelques-unes, bien attaquées, avaient fracassé une bouteille de champagne sur la tête d'un de leur copain. Une fois sortis et que Yvan, avec un petit sourire en coin, histoire de calmer le jeu, redémarrait en souplesse avec une série de slows, la fille pleurait "Mon frère, jte jure j'ai pas voulu faire ça" et lui "Non mais t'as vu ma tête (la main sur son tee-shirt posé sur son crâne s'imbibait de sang à vue d'oeil), jsuis pas ton frère, t'entends ? Jsuis pas ton frère !".

Comme tous les DJs, il avait ses fans et ses ennemis jurés. Je n'ai jamais cru au pseudo concept qui voudrait que "la masse" puisse "améliorer" ses goûts musicaux si on lui impose des morceaux. J'ai juste vu l'impact croissant d'MTV, et l'avènement de la politique agressive de certaines radio "djeun's". La population qui fréquentait le Pulp les vendredis et samedis avait une moyenne d'âge qui est restée stable au fur et à mesure des années. Certes, il y avait quelques habituées, mais l'ensemble se renouvelait sans cesse, au gré des saisons, des modes, des clans. Alors Yvan, imposait les choix musicaux de la majorité des 17-25 ans : la dance, certains standards de R'N'B, des incunables disco et autres tartes à la crême lesbiens (madonna, mylène...), sans compter tous les tubes passagers (lambada, las ketchup...) et autres merdes radiophoniques.
Secrètement, il passait écouter certains Djs électro les jeudis mais clairement, ce n'était pas son environnement, bien qu'il jouait aussi les classiques de Chloé ou certains UR.

Drôle de coïncidence que sa mort au moment de celle du Pulp. Manquait juste la rentrée qu'il aurait dû faire.

MY ONLY FRIEND, THE END.



"ILS" ont muré l'entrée. "ILS" ont retiré les hauts vents (où jamais "le pulp" ne fut imprimé). On regarde cette façade qu'on n'a jamais vraiment regardée. C'est là et ce n'est pas là non plus.
Pourtant c'est bien derrière ce tout nouveau mur que se logent encore nos souvenirs. L'esprit s'accroche au ciment et reconstitue l'intérieur, juste derrière les briques.

J'entend les basses résonner, les gens dans l'entrée parler, il y a de l'animation derrière le comptoir du vestiaire, je pousse les portes battantes, la musique explose dans mes tympans, la chaleur me happe avec son odeur et sa moiteur si significative, le brouhaha est omniprésent, l'effervescence est à son comble derrière le bar, il faut se glisser le long d'innombrables corps chauds pour pouvoir avancer, des dizaines d'électrons libres, la température monte, à gauche plusieurs personnes assises dans le salon me regardent passer, il est difficile maintenant d'avancer, les corps se transforment en murailles, progression aveugle, contacts pénibles, la pénombre s'installe, un moment la tentation de rebrousser chemin s'imisce mais l'avantage acquis pousse à continuer, la fièvre gagne, le dj embrase la foule présente, des mains, des cris se lèvent, il faut participer, poser ses affaires et se mettre à danser...

jeudi 13 septembre 2007

THE SHOW MUST GO ON




Getthecurse.com : "Ivan avait une des meilleures résidences à Paris, au Pulp, qui a fermé il y a quelques semaines. Tu as souvent cité le Pulp comme étant un de tes clubs préferés au monde."

Andrew Weatherall : "Oui, je suis au courant de la fermeture du Pulp, c’est une vraie tragédie. J’aimais ce club parce que c’était un endroit qui avait quelque chose de décadent. C’était petit, sombre, ça dégoulinait de sueur, c’était rempli de gens qui formaient une sorte d’aristocratie euro-trash complètement unique (rires). Des gamins de la rue qui avaient cette vibe très similaire à ce qu’il se passait à Londres en 1988 et 1989. Des gens à la mode mais pas suiveurs de tendances, tu vois ? Ils venaient là pour la musique et pas pour se regarder les uns les autres. Il y avait des stylistes de mode, des gens connus, des hooligans, des marginaux. C’était juste un mélange complètement fou de gens soucieux de leur apparence mais passionnés de musique. Et c’est tout ce que j’attends d’un club. C’était très proche de ce que tu pouvais trouver à Londres dans un club comme le Shoom. C’est triste que le Pulp ait fermé, mais quelque part, c’est une bonne chose parce que, de cette façon, ça permet à la légende de ne jamais mourir. Si ça avait continué pendant des années et des années, ça aurait fini par perdre tout son intérêt, ce qui est bien pire au final."

L'interview complète (et les mixs qui vont avec) sur : http://www.getthecurse.com/2007/09/12/andrew-weatherall-rotters-golf-club/#more-143